Le discernement n’est pas une réflexion solitaire, mais un dialogue avec Dieu. Cette étape préliminaire vise à identifier si les "signes" perçus (désir de servir, attrait pour la prière, joie dans le service de l'Église) sont un appel authentique.
Elle se déroule souvent dans un monastère ou un centre spirituel. Le silence y est la règle d'or pour apprendre à distinguer la voix de Dieu parmi les bruits du monde.
Un prêtre ou un religieux aide le jeune à relire son histoire personnelle. On y examine la liberté intérieure : est-ce que je choisis cela par amour, ou pour fuir une situation ?
Repartir avec une conviction intérieure, même fragile, qui permet de dire : « Je suis prêt à essayer. »
Les diocèses romands proposent une année de discernement à tout homme majeur qui se pose la question de la vocation sacerdotale. Placée sous la responsabilité du CCRFE et en collaboration avec la Maison des Séminaires, cette année – dite propédeutique – précède les cinq années de séminaire.
L’année de discernement est un temps de formation au service d’une croissance humaine et spirituelle. Elle cherche à encourager l’écoute du Seigneur qui parle à l’intérieur de chaque histoire personnelle. L’appel de Dieu est à décrypter tout au long d’un chemin où rien n’est joué d’avance. L’année de discernement se vit comme une aventure intérieure, un saut dans la foi ouvert sur l’inconnu.
Le discernant « n’entre pas au séminaire », il est l’hôte de la Maison des Séminaires dont il partage le rythme de vie et de prière. Cette précision favorise un discernement plus libre. A la fin de cette année, le discernant s’engage dans une retraite spirituelle de huit à dix jours pour vérifier et confirmer, en présence du Seigneur et avec un accompagnement spirituel personnalisé, s’il désire exprimer ou non sa demande d’être accueilli comme séminariste.